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Allocation d’actifs : les actions sous-estiment le potentiel de reprise

Nous maintenons notre surpondération des actions mondiales et notre sous-pondération des obligations d’Etat. Les risques de récession aux Etats-Unis nous paraissent largement surestimés. La consommation, principal moteur de l’économie, reste vigoureuse grâce à la baisse des cours de l’énergie et aux hausses des salaires.

Nous maintenons notre surpondération des actions mondiales et notre sous-pondération des obligations d’Etat. Les risques de récession aux Etats-Unis nous paraissent largement surestimés. La consommation, principal moteur de l’économie, reste vigoureuse grâce à la baisse des cours de l’énergie et aux hausses des salaires. Ces différents facteurs devraient l’emporter sur l’effet négatif du niveau élevé du dollar US et de l’arrêt des investissements dans le secteur de l’énergie.

Notre allocation régionale dans les pays développés privilégie les actions européennes et japonaises. De même qu’aux Etats-Unis, l’embellie sur le marché de l’emploi et la baisse des prix à la pompe devraient soutenir la consommation. De plus, la reprise de l’inflation restant fragile, la BCE et la BoJ devraient adopter de nouvelles mesures de relance. Enfin, portée par des taux bas et par l’amélioration des marges, la croissance bénéficiaire dans ces deux régions reste forte.

Nous avons pris nos bénéfices sur la sous-pondération des actions britanniques, la baisse récente de la livre sterling devant favoriser les exportations. Nous restons en revanche prudents face à cette classe d’actifs à l’approche du référendum sur le Brexit.

Nous maintenons une surpondération des actions émergentes. En Chine, les politiques monétaire et budgétaire expansionnistes ont stimulé le secteur immobilier, renforcé la compétitivité des exportations et stabilisé la production industrielle. En Asie émergente, la dynamique économique est soutenue par des politiques monétaires et budgétaires accommodantes. En Amérique latine, le rythme de dégradation des économies a ralenti, alors que les valorisations de marché restent extrêmement basses. La récente stabilisation des cours du pétrole et des matières premières constitue un facteur supplémentaire de soutien à la région.

En termes sectoriels, nous privilégions parmi les actions mondiales la consommation discrétionnaire et la technologie, secteurs appelés à profiter de l’accélération des dépenses de consommation. En revanche, les valeurs de la consommation courante nous paraissent peu attrayantes, car trop chères.

Nous continuons de surpondérer le high yield américain, les valorisations de ce marché indiquant une forte probabilité de récession aux Etats-Unis, à laquelle nous ne croyons pas. Nous sous-pondérons les obligations d’Etat américaines pour la même raison.

Nous surpondérons la dette émergente en monnaies locales. Nos indicateurs économiques signalent en effet une amélioration significative de l’environnement économique émergent. L’Asie en particulier bénéficie de la dynamique de la consommation des pays développés et de la baisse des prix du pétrole. Et cette amélioration ne nous semble pas suffisamment escomptée par le marché : les rendements restent proches de 7% et les devises sont très largement sous-évaluées.

Sur les marchés des changes, nous conservons la sous-pondération de la livre sterling face au dollar, principalement en raison de l’approche du référendum relatif au maintien du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne. La surpondération de l’euro et la sous-pondération du dollar américain sont également maintenues, en anticipation d’une accélération de la croissance économique en zone euro.

Frédéric Rollin , 4 avril

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