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Actions émergentes : un potentiel de rattrapage important

Malgré le retour de certains investisseurs sur les marchés émergents depuis le début de l’année, la valorisation de la classe d’actifs reste bon marché. Dans le même temps, les problèmes structurels semblent s’estomper. Les actions émergentes ont ainsi toutes les bonnes raisons de reprendre une position stratégique au sein des portefeuilles.

Malgré le retour de certains investisseurs sur les marchés émergents depuis le début de l’année, la valorisation de la classe d’actifs reste bon marché. Dans le même temps, les problèmes structurels semblent s’estomper. Les actions émergentes ont ainsi toutes les bonnes raisons de reprendre une position stratégique au sein des portefeuilles.

Certains investisseurs contrariants étaient revenus en début d’année sur les actions émergentes. Il s’agissait alors plutôt d’implémenter une vue tactique à court terme. Depuis le début de l’année (arrêté à fin juillet), l’indice MSCI Actions émergentes (en USD total return) a gagné 11,8%, alors que l’indice MSCI World qui représente la performance des marchés développés ne progressait que de 4,9% (source Bloomberg). Ce rallye des marchés émergents s’explique surtout par des raisons exogènes et notamment par l’absence de nouvelles hausses des taux de la Fed depuis décembre 2015 et par le rebond du prix des matières premières.

Cependant, les problèmes structurels nombreux ont empêché les investisseurs d’envisager davantage qu’un rebond technique après trois années de sous-performance.

Parmi eux, on peut recenser l’absence de compétitivité, le manque d’infrastructures, la trop forte dépendance vis-à-vis de leurs exportations de matières premières, des balances courantes chroniquement déficitaires et la baisse des réserves de change.

Des signaux macroéconomiques encourageants

Depuis quelques semaines, les signaux positifs d’ordre structurel sont plus nombreux et les perspectives de croissance de quelques pays-clé semblent en voie d’amélioration. Deux grands pays émergents, le Brésil et la Russie, devraient ainsi sortir de la récession l’an prochain. L’hémorragie des réserves de change est stoppée. Les parités de change des pays émergents continuent de s’apprécier alors que la tendance haussière sur l’USD semble toucher à sa fin.

En termes de valorisation, la classe d’actifs est toujours bon marché malgré le rebond récent. Le P/E (ratio cours sur bénéfices) et le P/B (cours sur actif net) du MSCI Actions émergentes (EM) versus le MSCI Actions des pays développés (DM) affichent toujours une forte décote de l’ordre de 30% (source JPM et MSCI). Les perspectives de croissance des bénéfices sont en amélioration par rapport à celles des entreprises des pays développés. De même, les flux d’investissement sur les fonds émergents sont positifs depuis le début de l’année après trois années de retrait sans interruption et alors que dans le même temps les flux d’investissements sont fortement négatifs sur les actions pris globalement (source flux ETF Bloomberg).

Les facteurs structurels négatifs semblent ainsi progressivement s’estomper. Les interrogations autour d’une éventuelle hausse des taux de la Fed en septembre pourraient déclencher une correction sur les actions émergentes.

Cela constituerait un bon point d’entrée pour renforcer l’allocation aux actions émergentes. En termes de performance, malgré une surperformance de 7% depuis le début de l’année, le MSCI EM affiche toujours une performance inférieure de 60% depuis 2011 par rapport à celle du MSCI DM. Le potentiel de rattrapage reste ainsi très important. Notre stratégie sur les actions émergentes, tactique en début d’année, deviendra ainsi une position stratégique à plus long terme.

Warin Buntrock , 29 août

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