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2017, année politique

À bien des égards, 2017 restera une année éminemment politique. Élections en Europe, actions des banques centrales, début du mandat de Donald Trump… Les marchés ont évolué au gré de ces évènements qui, dans l’ensemble, ont été favorables aux actions.

Le début de l’année avait, en effet, démarré par la poursuite du rally consécutif à l’élection présidentielle américaine. Les incertitudes relatives aux échéances électorales européennes avaient ouvert au printemps une phase de consolidation en partie contenue par la victoire d’Emmanuel Macron.

Par la suite, les interrogations estivales sur l’action des banques centrales et l’impatience des investisseurs à l’égard de la réforme fiscale promise par le président américain jetaient à nouveau le doute sur les places financières.

Finalement, l’adoption tardive de cette dernière et la volonté exprimée par les banques centrales (américaine et européenne) de clarifier leur politique en remballant progressivement leur artillerie non-conventionnelle, assurait ces derniers mois une certaine sérénité sur les marchés. L’action des instances monétaires s’inscrivait parallèlement dans un contexte d’amélioration de l’environnement économique.

Au fil des mois les indicateurs conjoncturels ont été toujours plus encourageants en Europe tandis qu’ils repoussaient les limites de longévité aux États-Unis. Mais surtout, l’année écoulée aura été marquée par une « recorrélation » des cycles de croissance entre les différentes zones économiques. A l’instar de la Chine dont le rythme d’expansion a dépassé les anticipations initiales à 6,9 % (sur les neuf premiers mois de l’année).

Plus globalement, dans le sillage des économies occidentales, la reprise des pays émergents a encouragé le FMI à reconsidérer, en octobre, de façon plus optimiste ses prévisions du printemps. Selon ce dernier rapport, la croissance mondiale devrait ainsi ressortir à 3,7 % sur 2017 et atteindre 3,8 % cette année. Dans l’ensemble, cet environnement a été favorable aux marchés actions – le MSCI World s’adjuge près de 10 % (en euro) sur un an.

Si cette tendance marque en réalité de fortes disparités entre les différentes zones économiques, il apparaît surtout que le principal phénomène de 2017 est, sans conteste, la forte volatilité sur le marché des changes.

Plus que d’autres, la parité euro/dollar en est la meilleure illustration. Les fluctuations du billet vert - qui s’est déprécié de près de 14 % sur un an face à la devise européenne - n’ont, par ailleurs, pas été sans conséquences sur les matières premières.

David Ganozzi , 4 janvier

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