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2016 est terminée, vive 2017 !

Comme en 2015, la progression de la plupart des indices en 2016 ne doit pas masquer la volatilité importante des marchés obligataires et actions tout au long de l’année. Cette période a aussi été marquée par les erreurs du consensus des prévisionnistes et notamment sur les résultats des élections.

Les années se suivent et se ressemblent

Comme en 2015, la progression de la plupart des indices en 2016 ne doit pas masquer la volatilité importante des marchés obligataires et actions tout au long de l’année. Cette période a aussi été marquée par les erreurs du consensus des prévisionnistes et notamment sur les résultats des élections. Si les investisseurs en confiance avec les sondages ont été pris à revers par les résultats des urnes (vote britannique et élections américaines), ils l’ont été d’autant plus par la réaction positive des marchés les faisant courir après la hausse des bourses.

En début d’année, nous avions identifié plusieurs facteurs de risque qui ont été plutôt bien absorbés par les marchés : politiques (crise de gouvernance au Brésil, Turquie, Grèce), géopolitiques (Syrie, Irak, Etat Islamique, flux de migrants et attaques terroristes), économiques (atterrissage brutal de l’économie chinoise et nouvelle crise des pays émergents).

Les banques centrales furent aussi à la manœuvre. La BCE élargit son programme d’achats d’obligations souveraines aux titres d’entreprises en achetant pour 80Mds d’euros chaque mois sans préciser réellement la fin de cette mesure. La banque centrale américaine a créé le suspens sur sa prochaine hausse des taux : ralentissement de la croissance au 1er semestre puis Brexit puis élections présidentielles, pour finalement relever ses taux directeurs pour la deuxième fois de 0,25% en un an.

Evènement historique : la fin probable de trente ans de baisse des taux obligataires. Cette année en zone euro, les taux à 10 ans ont atteint des niveaux si faibles que l’on a vu celui de l’Allemagne passer en territoire négatif pendant une longue période avant de rebondir.

Les perspectives de croissance ainsi que la remontée des matières premières en cette fin d’année ont peut être mis un terme à ce long cycle. La reprise de l’inflation, bien qu’encore à un niveau faible, montre enfin la réussite des politiques monétaires.

Que nous réserve 2017 ?

Dans un scénario rose, nous pourrions assister à la prolongation du cycle économique aux Etats Unis grâce aux effets de la politique de relance de Donald Trump dans un environnement de taux toujours très accommodant.

En zone euro, l’accélération de la reprise en cours devrait se confirmer, grâce au soutien de la politique monétaire et la reprise de la confiance des ménages. La situation devrait être plus favorable dans certains pays émergents grâce à la hausse des matières premières.

Néanmoins des risques subsistent : des nouvelles élections en Europe avec la montée des nationalismes fragilisant la construction européenne, géopolitiques (Ukraine, Syrie, Irak, Etat islamique), économiques avec la variable des cours du pétrole, la remontée trop forte du dollar et son impact sur les marchés émergents et enfin la Chine qui échouerait dans la transformation de son programme économique et l’éclatement de la bulle du crédit.

Et les marchés ?

A nouveau une forte volatilité est à craindre même si l’amorce d’une hausse des taux durable mais raisonnable devrait favoriser les marchés actions en raison des flux sortants des marchés obligataires. Les perspectives des marchés américains sont plus faibles à cause de valorisations élevées, mais encore un bon potentiel pour les marchés de la zone euro, des pays émergents et du Japon dont les valorisations sont encore très faibles.

Eric Lefevre-Pontalis , 6 janvier

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