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Les sanction européennes sur la Russie ont un impact limité sur les investissements en actifs russes

lundi 1er septembre 2014

Depuis le 10 juillet, les Etats-Unis et l’Union Européenne ont mis en place des sanctions qui pèsent sur la dette des entreprises russes. Si les investisseurs européens et américains n’ont plus le droit d’investir dans de nouvelles émissions de dettes ou d’actions (moins de 90 jours), cette interdiction ne porte pas sur les actifs émis avant l’établissement des sanctions.

Il apparaît alors que ces sanctions, bien que sérieuses, devraient avoir un impact limité sur les fondamentaux des entreprises concernées :

  • Les emprunteurs russes pourront faire appel au marché interne pour répondre à leurs besoins à court terme. Cependant, ce marché n’offre pas la même profondeur et le refinancement des entreprises sera donc plus difficile.
  • Il n’existe pas de restriction en ce qui concerne la liquidité des obligations existantes et les emprunteurs ne sont pas contraints au défaut de paiement en étant bannis du système de règlement international.
  • A moyen terme ces sanctions n’auront qu’un effet limité sur la croissance russe.

« Pour Union Bancaire Privée, la probabilité que le rating de la Russie soit revu à la baisse par S&P au cours des 6 mois à venir, reste limitée. Cependant la volatilité devrait rester forte. Ainsi, malgré des valorisations attractives comparées à d’autres dettes corporate avec des risques crédit similaires, nous conservons notre sous-pondération sur les actifs russes dans nos différents fonds », souligne Denis Girault, Responsable crédit de l’équipe "Dette émergente" d’Union Bancaire Privée.

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